Journée thématique
Approche psychologique de l'AMP

26 novembre 2014
Paris

XVIIème Journées Smr

Marseille
21 et 22 Mai 2015

Congrès de St Malo
mai 2014

Les premiers diaporamas

 

La France manque à l’ESHRE et l’ESHRE manque à la France

1. Depuis quelques années, la France est de moins en moins représentée à l’ESHRE. Ainsi, en 2014, seuls 112 Français sont membres de l’ESHRE, sur 6445 membres (1,7%), alors que les Anglais, les Allemands, les Italiens, les Espagnols et les Belges sont tous entre 400 et 500.

Dans les SIG (special interest groups); nous représentons:

  • Andrology : 12/ 489
  • Early Pregnancy = 5/466
  • Embryology = 38/2166
  • Psychology & Counselling = 2/319
  • Reproductive Endocrinology = 25/1957
  • Reproductive genetics = 7/400
  • Reproductive surgery =13/448
  • Ethics & Law = 4/153
  • Endometriosis/Endometrium = 2/323 (total) )
  • Safety and Quality in ART = 9/468
  • Stem Cells = 1/122
  • Paramedical group: 4/741

Plus grave encore, notre représentation dans les différents bureaux des SIG, task forces et consortia est faible: 5 sur 111 (Belgique 24; Royaume Uni 17; Pays-Bas 14; Allemagne 9; Italie 9; Espagne 7; etc.)

 

2. Notre situation a été légèrement meilleure pour le congrès de Munich, où nous étions 290 inscrits sur 8866 (3,3%) dont 250 sur 7207 en excluant les exposants, les accompagnants et la presse (3,5%). Nous avons proposé 60 abstracts sur 1454 (4,1%). Nous en avons eu 16 acceptés en communication orale sur 222 (7,2%) et 28 en posters sur 600 (4,7%). Ceci fait donc un taux d’acceptation relativement bon (73,3% contre 43,2% au total). Certes, il existe une mondialisation grandissante puisque les européens ne représentent plus que 55% des participants, mais nous ne pouvons nous satisfaire de la présence française.

 

Parmi les présentations françaises à Munich,

2.1. Dans la rubrique session invitée, François Vialard (Poissy) a fait une brillante «lecture» sur les aspects génétiques de la fonction ovarienne. C'est grâce à la présence de Catherine Rongières à l'advisory committee que la SMR avait proposé cette présentation.

2.2. Dans les communications orales, sur le plan biologique,

  • l’équipe de Montpellier de Samir Hamamah détient la palme avec 5 communications : Samir a présenté le taux d’acides nucléiques dans le milieu de culture de l'embryon et l’issue de la tentative, et la dysrégulation de gènes des cellules du cumulus des patientes ayant un cancer ovarien et un cancer de poumon. Elodie Scalisi a présenté le taux de DNA dans le liquide folliculaire comme un marqueur du devenir de la FIV. Sabine Traver a présenté le taux de DNA libre dans le sérum comme un marqueur en vue d’une AMP. Et enfin, Tamadir El Idani a présenté l'impact de l'âge sur l'expression de gènes dans les cellules du cumulus.
  • Thomas Fréour de Nantes a présenté deux communications l’une sur l’impact du BMI masculin sur les paramètres spermatiques et l’autre sur la confrontation de ses résultats de time lapse au modèle prédictif de Meseguer et al.
  • Jeanne Perrin de Marseille a présenté l’impact des nanoparticules du cerium dioxide sur l’ADN spermatique.
  • Sophie Brouillet de Grenoble a présenté le prokineticin 1 comme un nouveau marqueur non invasif de l’implantation embryonnaire en FIV.
  • Sylviane Hennebicq également de Grenoble a évalué dans un travail collaboratif des Cecos la récupération spermatique après traitement pour lymphome.
  • Nathalie Rives de Rouen également dans un travail collaboratif des Cecos a présenté la récupération spermatique après radio et chimiothérapie pour cancer du testicule.
  • Sachiko Matsuzaki de Clermond–Ferrand a présenté l’activation ( a démontré une activation....) aberrante d’une voie de signalisation dans le tissu fibreux de l’endométriose profonde.
  • Marine Poulain de Clamart a montré que l’inhibition du gène DMRTA2 entrave la formation de la lignée germinale femelle.
  • Enfin, Céline Moutou de Strasbourg a présenté le travail du consortium européen sur le PGD.

2.3. Dans le domaine clinique, la participation française était aussi présente pour les communications orales.

  • Hélène Letur-Köenirsh de Paris (IMM) a décrit dans un travail collaboratif des centres de don d’ovocytes l’augmentation des pathologies hypertensives des grossesses issues du don d’ovocytes en France.
  • Pietro Santulli de Paris (Cochin) a évoqué la fréquence supérieure des fausses couches chez les femmes endométriosiques.
  • Catherine Avril de Rouen a présenté le transfert successif dans le même mois d’embryon frais puis congelé après un protocole agoniste long.
  • Jacques de Mouzon de Paris (Cochin) a participé à 2 communications orales sur les registres européens de l'ESHRE et mondial (ICMART).

2.4. Aux communications orales s'ajoutent 28 posters français avec la palme pour le CHU de Nantes avec 6 posters, ensuite Strasbourg 3 posters puis Montpellier, Clermond-Ferrand, Bondy, Marseille (Saint Joseph) avec 2 posters puis Brest, Caen, Marseille (CHU), Metz, Paris (Bichat, Clamart, Cochin, Poissy) et Tours 1 poster.

 

3. La participation française à l'ESHRE se fait aussi au niveau du « Committee of National représentatives (CNR) » et du comité exécutif de l'ESHRE (Exco). Le CNR comprend 2 membres par pays, un clinicien et un biologiste. De nouvelles élections ont été organisées cette année, et. Catherine Rongières et Pierre Boyer ont été réélus pour la France. Une réunion comme chaque année a eu lieu le 30 juin 2014 à l’heure du déjeuner. Nous n’étions pas très nombreux. Anna Veiga (past-president) avec Bruno Van den Eede (Directeur exécutif) ont présidé cette séance. Il existe un changement d’état d’esprit. Alors que jusque-là le CNR était surtout témoin de tout ce que « le comité exécutif » avait décidé, nous avons pu ressentir cette année une volonté de nous inclure dans les projets. En particulier, des propositions de "campus" à organiser en national sont attendues. La SMR a ici une occasion à saisir.

Pendant longtemps, la place de la France au comité exécutif a été systématique, mais avec notre nombre de membres inscrits, cette place automatique est de plus en plus discutée. Si la présence d’un français reste possible à l’Exco, cela sera dû à la qualité du candidat uniquement, par rapport à l’ensemble des candidats d’autres pays, et non pas comme membre de droit, avec un choix entre 2 ou plusieurs Français. Et pourtant notre pays est celui qui produit le plus de cycles en Europe.

 

4. L’ESHRE est la société savante la plus forte au monde, celle qui produit les meilleurs congrès, et elle publie les 3 journaux de référence avec l’impact factor le meilleur dans le domaine. Elle produit aussi des guidelines reconnues internationalement, dont plusieurs sont en cours de formalisation qui seront mise en lignes pour commentaires et corrections avant publication. Profitons-en pour leur donner aussi le point de vue et l’expérience française :

  • Guideline on psychosocial care by healthcare professionals in infertility and medically assisted reproduction
  • Guideline on the clinical management of premature ovarian insufficiency
  • Guideline on the management of recurrent miscarriage
  • Update of the Revised guidelines for good practice in IVF laboratories (2008)

Avant finalisation, les drafts sont publiées sur le site Web, et ouvertes aux commentaires pendant 6 semaines. Ceci est alors mentionné dans la newsletter de l’ESHRE. Si vous voulez être informé personnellement par email de la revue de ces guidelines, envoyez votre adresse email à nathalie@eshre.eu (mention “review” in the subject).

La « guideline on psychosocial care in infertility and medically assisted reproduction » sera ouverte à la revue en 2014.

Il en est de même pour la revue de la « guideline on the clinical management of premature ovarian insufficiency »

 

5. Nous ne sommes pas, nous Français, suffisamment représentés à l’ESHRE et c’est bien dommage. Nous devons absolument améliorer la participation française tant comme membres inscrits que dans les divers groupes d’intérêt. Si nous sommes nombreux et actifs, nous serons représentés, et nous pourrons avoir une vraie influence sur les réalisations et la pensée européenne en reproduction humaine.

Le coût de l’inscription est très faible : 70 euros pour un an, 180 euros pour 3 ans, 30 euros par an pour les étudiants et paramédicaux (infirmières, sage-femmes, techniciens, psychologues)

L’inscription permet de bénéficier

  • D’une réduction importante de l’inscription au congrès annuel (près de 230 euros pour un combiné pré-course-congrès, 120 euros pour le congrès seul, donc beaucoup plus que le coût de la cotisation)
  • D’une réduction majeure de l’abonnement aux revues (500 euros pour Human Reproduction par exemple)
  • De mise à jour et d’information régulière sur toutes les activités (newsletters, brochures, plaquettes et lettres circulaires
  • D’un accès à toutes les sections du site Web réservées aux membres
  • De la possibilité de participation active à la vie de la société
  • De 3 par an de Focus on Reproduction
  • De la possibilité de demander un research grant à l’ESHRE, jusqu’à 150,000€

 

6. Nous lançons donc un appel aux membres de la SMR, non seulement pour adhérer à l’ESHRE, mais également pour participer à des groupes d’intérêts net à l’ensemble des structures. Ce peut être une voie pour rendre notre société plus visible, lui donner de l’ampleur et qu'au niveau européen la "French touch" puisse exister.

 

Anne Guivarch, Catherine Rongières et Jacques de Mouzon