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Journée thématique Smr

Quatuor pour un enfant,

La femme, l'homme, le couple et l'AMP.
Comment optimiser notre accompagnement.

26 Novembre 2014

Programme

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20th COGI Congress

Controversies in Obstetrics, Gynecology & Infertility

4 au 7 décembre - Paris

COGI is a unique concept congress which links all fields of obstetrics, gynecology and infertility with their sub-disciplines to the top Opinion Leaders for in-depth debates and discussions on the pressing issues of our profession.

Inscription

6th IVI
International Congress

23 au 25 avril

Alicante, Espagne

Following the success of our 5 previous IVI Congresses, we are pleased to invite you to the 6th IVI International Congress to be held in Alicante, Spain, April 23-25, 2015.

Information

Journée des correspondants locaux d’AMP vigilance

La journée des correspondants locaux d’AMP vigilance a été l’occasion cette année de discuter  des échecs de fécondation et d’évolution embryonnaires qui surviennent de façon massive et inopinée dans un laboratoire de biologie de la reproduction. Le cauchemar que toute équipe craint a été décrit par l’équipe de Strasbourg. Comme souvent dans cette situation, le facteur environnemental a été évoqué et il a été difficile de prouver son implication. Seule, une concordance de date entre l’introduction et le retrait de produits d’entretien  utilisés dans les parties communes de l’hôpital a été retrouvée. 

Cette présentation a soulevé plusieurs questions : que nous souhaitons aussi partager avec tous

  1. Comment et par quel moyen surveillons-nous l’environnement des laboratoires, T° air ambiant, hygrométrie et mesure des COV (composés organovolatiles) A cette occasion,  l’ABM (Agence de biomédecine) a envoyé un questionnaire d’enquête à tous les centres d’AMP français. Malgré le faible taux de réponses (54%) et certaines incomplètes (38%), il semblerait que très peu de laboratoires en France surveillent ces paramètres.
    Concernant le contrôle de l’applicabilité des protocoles de nettoyage, souvent effectué par des sous-traitants la difficulté relève de plusieurs facteurs ie (1)  le personnel  de nettoyage peu qualifié (2) le respect du bon usage des produits, chacun adaptant en fonction de sa propre expérience les dilutions  rendant inefficace les consignes de sécurité délivrées par le fabricant.
  2. De plus,  la traçabilité dans ce domaine  s’avère bien souvent  peu performante. Entre le moment où le produit est acheté et le moment où il est réellement utilisé, le no man’s land est grand et les exigences des établissements de santé bien moins importantes que pour d’autres circuits tels que le circuit du médicament . En effet à chaque étape du circuit de la commande jusqu’à l’utilisation fait l’objet de contrôles, ce qui n’est de loin pas toujours le cas pour les produit de nettoyage .  L’intégration de centre d’AMP dans d’énormes structures comme celle des CHU pose semble-t-il des difficultés  nouvelles à l’AMP.
  3. Les produits utilisés ne sont pas choisis en fonction de leur impact sur la fertilité et rares sont les compagnies qui documentent la sécurité avec l’apport de tests sur embryons de souris. Le choix de tel ou tel détergent ne se résume plus qu’à une question de coût et d’efficacité. Les effets sur l’environnement semblent ne pas  préoccuper les fabricants. En revanche, en biologie de la reproduction, il est plutôt classique de n’utiliser que des milieux connus et éprouvés pendant plusieurs années avant de prendre la décision d’en changer.

Les questions que nous posons sont donc:

Dans le cas très particulier de cette spécialité faut-il appliquer les règles d’appel d’offre des marchés publics et changer tous les 4 ans ? L’usage de nouveaux produits introduits dans les laboratoires devrait certainement mener à la réalisation de tests sur embryons humains avant leur achat.

À  l’heure ou tout médecin qui veut faire des essais sur l’embryon humain doit passer par un arsenal de procédures administratives qui mènent à plus d’un an le début des investigations, est-il éthique que nous soyons amenés, par la loi, à exposer  dans des conditions de fonctionnement normal,  de produits dont le fabricant  ne documente pas l’embryotoxicité ?

De surcroît, l’usage de ces produits est toxique même si ils ne sont pas utilisés dans l’enceinte même du laboratoire comme nous l’avons démontré à Strasbourg.

Dans notre expérience, nous avons envisager deux solutions pour atténuer les risques liés à l’environnement.

Appliquer des normes drastiques au laboratoire l’AMP en termes de ventilation, comme cela a été fait il y a 10 ans dans les salles blanches de greffe de moelle. Cependant, il faut aussi savoir que concernant les normes de pression, débits et filtrations d’air très élevées que leurs mises en place sont aussi très coûteuses. Si les pouvoir publics décidaient l’application immédiate des directives, il est probable qu’un grand nombre de laboratoires ne puissent pas les appliquer et pourraient être contraints à la fermeture.

Nous proposons aussi une meilleure maîtrise de l’usage des produits utilisés dans la structure qui comprend un laboratoire de Biologie de La Reproduction. Ainsi il faudrait impliquer les biologistes dans les commissions de choix des marchés  pour tous les produits de nettoyage en leur donnant un rôle dans l’attribution de la note technique. Néanmoins,  nous nous heurtons là encore à la méconnaissance des produits utilisés qui ne documentent pas leur toxicité sur la fertilité.

Pousser les industriels à tenir compte des problèmes d’infertilité semble un vrai défi.

Olivier Pirrello; Isabelle Lichtblau, Géraldine Porcu-Buisson.

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