Pourquoi une initiative dénonçant les interventions et les actions de la Fondation Jérôme Lejeune qui portent atteinte à la liberté de la recherche et à la liberté d’opinion ?

La Fondation Jérôme Lejeune, reconnue d’utilité publique depuis 1996, agit pour les personnes atteintes de déficiences intellectuelles d’origine génétique. Elle poursuit trois objectifs : chercher, soigner, défendre, notamment les malades et de leurs familles. Depuis quelques années, cependant, cette Fondation et son président Jean Marie Le Méné multiplient les prises de position et les actions dans des domaines qui n’ont aucun rapport avec « chercher pour trouver à terme un traitement aux maladies génétiques de l’intelligence, soigner et accompagner les patients atteints par ces maladies et les défendre » qui sont ses missions comme elle les définit elle-même.

Cette discordance peut être facilement constatée en consultant la rubrique « Actualités » de son site internet (https://www.fondationlejeune.org/blog/) où l’on peut trouver entre autres :

  • Un communiqué annonçant l’annulation de cinq autorisations de recherche sur l’embryon délivrées par l’Agence de la biomédecine suite à un recours devant le tribunal administratif (24 06 2015).
  • Une tribune de JM le Méné dénonçant les subventions accordées au Planning familial en région PACA (15 12 2015).
  • Un communiqué intitulé : « Culture du déchet : la mise à mort de Vincent Lambert est de nouveau enclenchée » (16 06 2016).
  • Un éditorial de JM Le Méné rapprochant  « la succession ininterrompue jusqu’à ce jour de lois mortifères sur la famille, la contraception, l’avortement, la procréation artificielle, l’eugénisme et ces nouvelles formes de sacrifices humains que constituent les expériences sur l’embryon » et «la « disparition » française de 10 millions d’enfants depuis plus de quarante ans »  des « attentats presque quotidiens (qui) ont éclaté aux quatre coins de l’Europe » et de la « barbarie islamiste » (16 09 2016).
  • La présentation d’un manuel de bioéthique destiné à être distribué dans les établissements scolaires et l’annonce de la poursuite en diffamation d’une membre du Planning familial ayant critiqué ce manuel (30 09 2016).
  • Une infographie notant les candidats à la primaire de la droite de novembre 2016.
  • Un communiqué annonçant « L’Hiroshima bioéthique » que serait de don de mitochondries autorisé en Grande Bretagne (15 12 2016).
  • Etc…

Il ne s’agit pas de chercher à empêcher la Fondation Jérôme Lejeune, et ses dirigeants, d’exprimer les opinions qu’ils souhaitent y compris par des propos simplistes, souvent caricaturaux et parfois inexacts mais il convient de s’interroger sur leur « utilité publique » surtout quand ils concernent des sujets sans aucun lien avec les objectifs de recherche et de soins de cet organisme.

Les chercheurs et les institutions dont ils dépendent ont-ils conscience de la signification que peuvent avoir leur acceptation de subsides de cette Fondation ou leur participation à ses instances dans ces conditions ?

Surtout, il est inacceptable que la Fondation Jérôme Lejeune cherche à empêcher à tout prix la réalisation de recherches pourtant régulièrement et légalement autorisées. En effet, la directrice générale de l’Agence de la Biomédecine a signalé le 15 septembre 2016 que 36 recours formés par la Fondation Jérôme Lejeune, dont 10 pourvois en cassation, étaient recensés

C'est pourquoi nous faisons suivre une pétition dénonçant les interventions et les actions de la Fondation Jérôme Lejeune à télécharger ici et à renvoyer signée à l'adresse indiquée sur le document.